(Note importante: Les informations chiffrées (seuils, taux) et les procédures administratives peuvent évoluer. Vérifiez toujours les données les plus récentes sur les sites officiels mentionnés dans cet article.)
Introduction
La micro-entreprise séduit chaque année des centaines de milliers de Français. Sa promesse ? Une simplicité administrative et des charges allégées pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Si cette simplicité est réelle, elle ne doit pas occulter la nécessité d’être bien informé pour démarrer sur des bases solides. Depuis le 1er janvier 2023, une évolution majeure a eu lieu : toutes les formalités de création d’entreprise, y compris pour la micro-entreprise, passent obligatoirement par le Guichet Unique des formalités des entreprises, géré par l’INPI.
Ce guide complet a pour ambition de vous accompagner pas à pas. Il est conçu pour être clair, précis et surtout à jour des dernières réglementations, afin de vous aider à créer votre micro-entreprise en toute sérénité. Que vous soyez futur freelance, en reconversion, étudiant ou salarié cherchant un complément de revenu, vous trouverez ici toutes les clés pour comprendre ce régime et concrétiser votre projet.
Comprendre le Régime de la Micro-Entreprise Avant de se Lancer
Avant de vous précipiter dans les démarches, il est crucial de bien cerner ce qu’implique le statut de micro-entrepreneur.
Qu’est-ce que la micro-entreprise ?
La micro-entreprise n’est pas un statut juridique en soi, mais un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Elle a remplacé le régime de l’auto-entrepreneur en 2016, bien que ce terme soit encore couramment utilisé. Ce régime est accessible à toute personne souhaitant exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale (non réglementée ou réglementée sous conditions) à titre principal ou complémentaire, sous réserve de ne pas dépasser certains plafonds de chiffre d’affaires.
Les grands principes : simplicité administrative, régimes micro-social et micro-fiscal
La popularité de la micro-entreprise repose sur trois piliers :
- Simplicité des formalités de création : Entièrement dématérialisées via le Guichet Unique.
- Régime micro-social simplifié : Les cotisations sociales sont calculées sur la base d’un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé. Pas de chiffre d’affaires, pas de cotisations (sauf CFE et exceptions).
- Régime micro-fiscal simplifié : L’impôt sur le revenu est calculé sur le chiffre d’affaires après un abattement forfaitaire pour frais professionnels. Une option pour le versement libératoire de l’impôt est possible sous conditions.
Activités éligibles et exclues
La grande majorité des activités commerciales, artisanales et libérales peuvent être exercées en micro-entreprise.
- Activités commerciales : Achat-revente de marchandises, vente de denrées à consommer sur place ou à emporter, prestations de services commerciales (ex: agent immobilier, agent commercial).
- Activités artisanales : Activités de production, transformation, réparation ou prestations de services relevant de l’artisanat (ex: plombier, coiffeur, boulanger). Certaines nécessitent une qualification professionnelle.
- Activités libérales : Prestations intellectuelles, techniques ou de soins (ex: consultant SEO, formateur, graphiste, professions libérales non réglementées ou certaines réglementées affiliées à la CIPAV ou au régime général des indépendants).
Certaines activités sont exclues du régime, notamment :
- Les activités agricoles rattachées au régime social de la MSA (sauf exceptions).
- Certaines activités immobilières (marchands de biens, lotisseurs, agents immobiliers sous conditions).
- Les activités relevant de la TVA immobilière.
- La location d’immeubles nus à usage professionnel.
- Certaines professions libérales réglementées (avocats, médecins, experts-comptables, etc., qui relèvent d’autres caisses de retraite).
Pour une liste exhaustive, consultez le site officiel Service-Public.fr.
Différence entre micro-entreprise et autres statuts (EURL, SASU, entreprise individuelle classique) – brièvement
- Micro-entreprise vs. Entreprise Individuelle (EI) classique : La micro-entreprise est une EI, mais bénéficiant d’un régime fiscal et social simplifié (micro-social et micro-fiscal). L’EI classique est au régime réel d’imposition (déduction des charges réelles).
- Micro-entreprise vs. Sociétés (EURL, SASU) : L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) et la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) sont des sociétés avec une personnalité morale distincte de l’entrepreneur. Leur création et gestion sont plus complexes, les charges peuvent être déduites au réel, et la responsabilité est généralement limitée aux apports.
Les Avantages de la Micro-Entreprise (Actualisés pour 2025)
- Simplicité des démarches de création : Processus 100% en ligne via le Guichet Unique INPI.
- Obligations comptables allégées : Tenue d’un livre des recettes (et d’un registre des achats pour les activités de vente de marchandises, denrées à emporter/consommer sur place, ou prestations d’hébergement). Pas de bilan annuel à produire.
- Calcul et paiement simplifié des cotisations sociales (régime micro-social) : Application d’un taux fixe sur le chiffre d’affaires encaissé. Déclaration et paiement mensuels ou trimestriels.
- Option possible pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu : Paiement de l’impôt en même temps que les cotisations sociales, sous conditions de revenus.
- Franchise en base de TVA : Dispense de déclaration et de paiement de la TVA tant que le chiffre d’affaires ne dépasse pas certains seuils.
- Attention : Les seuils de franchise en base de TVA sont actualisés régulièrement. En 2025, pour la majorité des activités :
- 91 900 € pour les activités de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fourniture de logement.
- 36 800 € pour les prestations de services.
- Il existe des seuils majorés (ou seuils de tolérance) avant de basculer obligatoirement au régime réel de TVA. Vérifiez les seuils exacts pour 2025 sur Service-Public.fr ou Impots.gouv.fr.
- Attention : Les seuils de franchise en base de TVA sont actualisés régulièrement. En 2025, pour la majorité des activités :
Les Inconvénients et Points de Vigilance (Actualisés pour 2025)
- Plafonds de chiffre d’affaires à ne pas dépasser : Pour bénéficier du régime micro-entreprise, votre chiffre d’affaires annuel hors taxes ne doit pas dépasser :
- 188 700 € pour les activités de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fourniture de logement (hôtels, chambres d’hôtes, gîtes ruraux classés en meublés de tourisme, meublés de tourisme).
- 77 700 € pour les prestations de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC).
- En cas d’activité mixte, le CA global ne doit pas dépasser 188 700 €, et la partie relative aux services ne doit pas excéder 77 700 €.
- Ces plafonds sont valables pour 2023, 2024 et 2025 et sont proratisés la première année d’activité. Vérifiez toujours les montants sur Service-Public.fr.
- Conséquences du dépassement des seuils : Si vous dépassez ces plafonds pendant deux années consécutives, vous sortez du régime micro-entreprise au 1er janvier de l’année suivante et basculez au régime réel d’imposition. Si vous dépassez les seuils de franchise de TVA, vous devenez redevable de la TVA dès le 1er jour du mois de dépassement.
- Impossibilité de déduire ses charges professionnelles : L’administration fiscale applique un abattement forfaitaire pour frais (71% pour l’achat-revente, 50% pour les autres activités BIC, 34% pour les BNC). Si vos charges réelles sont supérieures à cet abattement, la micro-entreprise n’est peut-être pas le régime le plus avantageux.
- Protection sociale : Bien que vous cotisiez, la protection sociale (indemnités journalières, retraite) peut être moins étendue que celle d’un salarié, surtout en cas de faible chiffre d’affaires.
- Obligation d’un compte bancaire dédié : Vous devez ouvrir un compte bancaire distinct de votre compte personnel, exclusivement dédié à l’activité de votre entreprise, si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives. En dessous de ce seuil, ce n’est pas obligatoire mais fortement recommandé pour une gestion claire.
- Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) : Vous y êtes redevable dès la deuxième année d’activité, même si votre chiffre d’affaires est nul (sauf exonérations spécifiques).
Les Étapes Clés pour Créer Votre Micro-Entreprise en 2025 : Le Guide Pratique et à Jour
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les démarches de création, modification ou cessation d’entreprise, y compris pour la micro-entreprise, doivent impérativement être réalisées en ligne sur le site procedures.inpi.fr. Ce Guichet Unique remplace les anciens Centres de Formalités des Entreprises (CFE).
Étape 1 : Vérifier les Conditions d’Éligibilité et les Prérequis
- Conditions générales : Être majeur (ou mineur émancipé), ne pas être sous tutelle ou curatelle, avoir une adresse en France. Pour les ressortissants hors UE/EEE/Suisse, un titre de séjour autorisant l’exercice d’une activité non salariée est nécessaire.
- Non-condamnation : Ne pas faire l’objet d’une interdiction de gérer ou d’exercer.
- Compatibilité : Vérifiez si votre situation actuelle (salarié, fonctionnaire, demandeur d’emploi) est compatible avec la création d’une micro-entreprise (clauses de non-concurrence, cumul d’activités pour les fonctionnaires, etc.).
- Activité réglementée : Si votre activité est réglementée (ex: métiers du bâtiment, coiffure à domicile, VTC), vous devez justifier d’une qualification professionnelle (diplôme, expérience), d’une autorisation spécifique, et/ou souscrire à des assurances obligatoires (Responsabilité Civile Professionnelle – RC Pro, garantie décennale pour le bâtiment). Renseignez-vous auprès des chambres consulaires (Chambre de Métiers et de l’Artisanat, Chambre de Commerce et d’Industrie) ou des organisations professionnelles.
Étape 2 : Choisir la Domiciliation de Votre Micro-Entreprise
Vous devez déclarer une adresse administrative pour votre entreprise. Plusieurs options :
- À votre domicile personnel : Solution la plus simple et économique. Vérifiez votre bail ou règlement de copropriété.
- Dans une société de domiciliation : Offre une adresse prestigieuse et des services complémentaires (réception courrier, permanence téléphonique).
- Dans un local commercial : Si votre activité le nécessite (bail commercial).
- Dans une pépinière d’entreprises.
Étape 3 : La Déclaration de Début d’Activité via le Guichet Unique (INPI)
Rendez-vous sur procedures.inpi.fr. Vous devrez créer un compte personnel puis accéder au formulaire de déclaration.
(Suggestion : Insérer ici une capture d’écran de la page d’accueil du Guichet Unique INPI)
- Informations et documents à préparer AVANT de commencer :
- Une copie de votre pièce d’identité en cours de validité (recto-verso).
- Votre numéro de sécurité sociale.
- Un justificatif de domicile pour l’adresse de l’entreprise (si différente de votre domicile personnel et que vous n’êtes pas propriétaire).
- Si activité réglementée : justificatif de qualification professionnelle (diplôme, attestation).
- Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation (généralement intégrée au formulaire).
- Pour certaines activités artisanales, un justificatif d’information du conjoint sur les conséquences des dettes professionnelles sur les biens communs.
- Choix importants à faire lors de la déclaration :
- Nom de l’entreprise : Ce sera votre nom et prénom. Vous pouvez ajouter un nom commercial.
- Nature de l’activité principale (code APE) : Décrivez précisément votre activité. L’INSEE vous attribuera un code APE, purement statistique mais parfois utilisé par les partenaires.
- Date de début d’activité.
- Régime d’imposition : Vous optez par défaut pour le régime micro-entreprise.
- Option pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu : Si vous y êtes éligible (votre revenu fiscal de référence N-2 ne doit pas dépasser un certain seuil par part de quotient familial), vous pouvez choisir cette option. Vérifiez le seuil actuel sur Service-Public.fr.
- Périodicité des déclarations de chiffre d’affaires (et du versement libératoire si option choisie) : Mensuelle ou trimestrielle. Le choix par défaut est trimestriel. Le choix mensuel est souvent conseillé pour une meilleure gestion de trésorerie.
- Régime de TVA : Par défaut, vous serez en franchise en base de TVA.
Une fois le formulaire complété et les pièces jointes téléchargées, vous le soumettez. L’INPI transmettra votre dossier aux organismes compétents (URSSAF, services fiscaux, INSEE, etc.).
Étape 4 : Obtenir Vos Numéros d’Identification et Documents Officiels
Après validation de votre dossier par les organismes compétents via l’INPI :
- Numéro SIREN et SIRET : L’INSEE vous attribue un numéro SIREN (identification de votre entreprise) et un numéro SIRET (identification de chaque établissement). Vous recevrez ces numéros par courrier (ou via votre espace sur le Guichet Unique) généralement sous 1 à 4 semaines. Ces numéros sont indispensables pour facturer.
- Extrait K (pour les commerçants) ou Extrait D1 (pour les artisans – maintenant intégré au Registre National des Entreprises) : Ces documents attestent de l’existence légale de votre entreprise. Vous pourrez le télécharger depuis votre espace sur le Guichet Unique ou le site de l’INPI. Pour les professions libérales, l’attestation d’inscription de l’URSSAF et le mémento fiscal de l’INSEE font foi.
- Notification d’affiliation aux organismes sociaux : L’URSSAF vous confirmera votre affiliation au régime micro-social.
Étape 5 : Les Démarches Post-Création Indispensables
- Ouvrir un compte bancaire dédié (si CA > 10 000€ pendant 2 ans consécutifs) : Comme mentionné, c’est une obligation légale si vous dépassez 10 000 € de CA pendant deux années civiles consécutives. Même en dessous, c’est vivement conseillé pour séparer vos finances personnelles et professionnelles.
- Souscrire aux assurances obligatoires et recommandées :
- RC Pro (Responsabilité Civile Professionnelle) : Fortement recommandée pour toutes les activités, et obligatoire pour certaines (métiers du conseil, du bâtiment, de la santé, etc.). Elle couvre les dommages causés à des tiers dans le cadre de votre activité.
- Garantie Décennale : Obligatoire pour les professionnels du bâtiment.
- Autres assurances : Multirisque professionnelle (pour vos locaux, matériel), protection juridique.
- Comprendre vos obligations de déclaration de chiffre d’affaires : Dès le début de votre activité, vous devrez déclarer votre chiffre d’affaires (même s’il est nul) à l’URSSAF (autoentrepreneur.urssaf.fr) selon la périodicité choisie (mensuelle ou trimestrielle). C’est sur cette base que vos cotisations sociales (et éventuellement votre impôt si versement libératoire) seront calculées.
- Comprendre le fonctionnement de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) :
- Vous en êtes exonéré la première année civile de création.
- Vous recevrez un questionnaire (déclaration initiale de CFE) à remplir avant la fin de votre première année d’activité.
- Le paiement se fait annuellement (autour du 15 décembre). Son montant varie selon la commune et la valeur locative des biens utilisés.
Régime Fiscal et Social de la Micro-Entreprise : Ce Qu’il Faut Savoir (Informations à Jour 2025)
Le régime micro-social : calcul des cotisations, paiement
Vos cotisations sociales (maladie-maternité, indemnités journalières sous conditions, invalidité-décès, retraite de base et complémentaire, allocations familiales, CSG-CRDS, formation professionnelle) sont calculées en appliquant un taux fixe à votre chiffre d’affaires (CA) encaissé.
- Taux de cotisations sociales en 2025 (avantages ACRE non inclus) :
- 12,30 % pour les activités d’achat/revente de marchandises (BIC) et fourniture de logement (sauf locations meublées assimilées BIC : 21,20%).
- 21,20 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC).
- 21,10 % pour les autres prestations de services et les professions libérales non réglementées (BNC).
- 21,20 % pour les professions libérales réglementées relevant de la Cipav (BNC).
- À ces taux s’ajoute la contribution à la formation professionnelle (CFP) : 0,1% à 0,3% selon l’activité.
- Vérifiez les taux exacts et les conditions pour votre activité sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
- L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise) : Si vous êtes éligible (ex: demandeur d’emploi), vous pouvez bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année. La demande d’ACRE se fait désormais automatiquement lors de la création si vous remplissez les conditions.
Le régime micro-fiscal : imposition sur le revenu (IR) après abattement forfaitaire
Vos revenus de micro-entrepreneur sont imposés à l’Impôt sur le Revenu (IR) dans la catégorie des BIC ou BNC. Vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire pour frais professionnels avant calcul de l’impôt :
- 71 % du CA pour les activités d’achat-revente ou de fourniture de logement.
- 50 % du CA pour les autres activités relevant des BIC (prestations de services commerciales/artisanales).
- 34 % du CA pour les activités relevant des BNC (professions libérales et assimilées).L’abattement minimum est de 305 €. Le revenu imposable ainsi calculé est ajouté aux autres revenus de votre foyer fiscal et soumis au barème progressif de l’IR.
L’option pour le versement libératoire de l’IR : conditions, avantages, taux actualisés
Sous conditions de revenu fiscal de référence (RFR N-2 inférieur à un certain seuil par part de quotient familial – 27 478 € pour une personne seule pour opter en 2025, basé sur le RFR 2022), vous pouvez opter pour le versement libératoire.
- Avantage : Vous payez votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales, par un pourcentage fixe appliqué à votre CA.
- Taux du versement libératoire en 2025 (s’ajoute aux cotisations sociales) :
- 1 % pour les activités d’achat-revente et fourniture de logement.
- 1,7 % pour les prestations de services BIC.
- 2,2 % pour les prestations de services BNC.
- Vérifiez les conditions d’éligibilité et les taux sur Service-Public.fr. Cette option n’est pas toujours avantageuse, notamment si vous n’êtes pas imposable.
La TVA : franchise en base, seuils de tolérance et de dépassement, comment facturer
- Franchise en base : Tant que vous ne dépassez pas les seuils de CA (91 900 € pour ventes, 36 800 € pour services en 2025), vous ne facturez pas la TVA. Vos factures doivent porter la mention : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI« .
- Seuils de tolérance (ou seuils majorés) :
- 101 000 € pour les ventes.
- 39 100 € pour les services.
- Si votre CA se situe entre le seuil de franchise et le seuil majoré pendant 2 années consécutives, vous devenez redevable de la TVA au 1er janvier de l’année suivante. Si vous dépassez le seuil majoré en cours d’année, vous devenez redevable de la TVA dès le 1er jour du mois de dépassement.
- Consultez Service-Public.fr pour les détails précis sur la gestion de la TVA.
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) : qui est concerné, exonérations
- Qui est concerné : Presque tous les micro-entrepreneurs, sauf exonérations spécifiques.
- Exonérations :
- La première année civile de création.
- Certaines activités (artisans travaillant seuls sous conditions, enseignants, artistes auteurs, etc.).
- Exonérations géographiques (zones spécifiques comme les ZRR, QPV sous conditions).
- Le montant est fixé par la commune. Une base minimum est due même sans local professionnel et avec un CA faible.
- Renseignez-vous auprès de votre Service des Impôts des Entreprises (SIE) ou sur Impots.gouv.fr.
Checklist Récapitulative et Conseils pour Bien Démarrer
- Valider l’adéquation du régime micro-entreprise avec mon projet (charges, CA prévisionnel).
- Vérifier mon éligibilité et les prérequis de mon activité (qualifications, assurances).
- Choisir ma domiciliation.
- Préparer les documents nécessaires pour la déclaration sur le Guichet Unique INPI.
- Effectuer ma déclaration de début d’activité sur procedures.inpi.fr.
- Bien noter mes choix (périodicité des déclarations, versement libératoire).
- Attendre et réceptionner mes numéros SIREN/SIRET et autres documents.
- Ouvrir un compte bancaire dédié (si CA > 10k€/2 ans, sinon fortement conseillé).
- Souscrire aux assurances nécessaires (RC Pro minimum).
- Créer mon compte sur autoentrepreneur.urssaf.fr pour déclarer mon CA.
- Comprendre mes obligations de facturation (mentions obligatoires, TVA non applicable).
- Anticiper la CFE (remplir la déclaration initiale, provisionner le paiement).
- Tenir mon livre des recettes (et registre des achats si besoin) à jour.
Erreurs fréquentes à éviter :
- Oublier de déclarer son CA (même nul) à l’URSSAF.
- Ne pas anticiper la CFE.
- Sous-estimer l’importance des assurances.
- Confondre chiffre d’affaires et bénéfice.
- Mal gérer le passage à la TVA.
- Ne pas vérifier l’actualisation des seuils et taux.
Où trouver de l’aide et des informations officielles :
- Guichet Unique INPI : procedures.inpi.fr (pour les démarches)
- Service-Public.fr : Fiches pratiques très complètes.
- Autoentrepreneur.urssaf.fr : Pour la gestion des cotisations sociales.
- Impots.gouv.fr : Pour les aspects fiscaux (TVA, IR, CFE).
- BPI France Création : bpifrance-creation.fr (guides, conseils).
- Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) et Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA).
Conclusion
Créer sa micro-entreprise en 2025 est un processus largement simplifié grâce au Guichet Unique INPI, à condition d’être bien préparé et informé. Ce régime offre une formidable opportunité de tester une idée, de générer un revenu complémentaire ou de se lancer à plein temps dans l’entrepreneuriat avec une gestion allégée.
N’oubliez pas que si la création est facilitée, la réussite de votre micro-entreprise dépendra de votre rigueur, de votre organisation et de votre capacité à développer votre activité. Ce guide vous a fourni les bases, mais restez curieux et n’hésitez pas à vous faire accompagner si besoin. Nous vous souhaitons pleine réussite dans votre projet entrepreneurial !
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